Notule : Emergence de la notion de citoyenneté alimentaire.

Emergence de la notion de  citoyenneté alimentaire

 

Rappel de ce que nous entendons communément par citoyenneté alimentaire.

Le droit pour chacun d’entre nous de  » Savoir ce que l’on mange et ce que l’on boit « ,  mais aussi de pouvoir agir en conséquence  pour que soit établie ou rétablie une souveraineté alimentaire régionale et locale accessible à tous.

les batailles du bio_bandeau

 

 

 

1 - Nous pensons que le premier ressenti,  la première expression de ce droit d’une citoyenneté alimentaire a pris forme,  il y a de cela une quinzaine d’années, quand nous avons compris et appris que certains vignerons n’entendaient pas la demande qui leur était adressée à savoir : « Placer une contre-étiquette sur leurs bouteilles de vin décrivant les produits utilisés pour faire leur vin.  Ajoutons qu’ils n’étaient pas plus d’accord pour afficher l’état des résidus de pesticides qui se trouvaient et se trouvent toujours dans leur vin. “

Ce refus nous paraissait aberrant et dangereux pour les consommateurs et pour les producteurs .  Surtout pour l’image du vin. En effet que peut-on penser de ce vigneron qui refuse de dire quelles sont les ingrédients empruntés à la chimie de synthèse qu’il utilise pour faire et parfaire son vin. Il y aurait donc des choses à dire et ne pas dire, des « choses » à dissimuler qui ne sont pas bonnes à présenter aux consommateurs et aux amateurs etc. Ne pas informer son client sur la manière dont le produit qu’on lui propose à la consommation a été fabriqué c’est le début de la suspicion la porte ouverte à tous les mensonges possibles la multiplication des initiatives de type « Storytelling » ou l’histoire racontée sur la manière de fabriquer le produit prend plus d’importance que la réalité des processus de fabrication.

On peut dans ce cas là dire sans hésiter que les droits du consommateur sont bafoués , niés et reniés.

2 - Autre point ou événements qui a favorisé la prise de conscience de ce que nous nous risquons à appeler citoyenneté alimentaire. À peu près à la même époque. Il y a une quinzaine d’années !

Souvent dans nos échanges entre vignerons bio, une sorte de ritournelle prend forme. Elle dit à peu près la chose suivante : « Il est quand même exaspérant voir tout à fait injuste que nous, qui sommes dans le propre est dans le sain, soyons obligés de justifier nos pratiques alors que celui qui empoisonne tous les jours ses contemporains avec de la chimie de synthèse n’a pas à se justifier. Il est lui dans le droit !!! »

Dit autrement,  celui qui est dans la production chimiquement accompagnée à plus de droits et la reconnaissance que celui qui respecte les droits de la nature et des humains.

C’est ce dernier, ce bio là,  qu’il faut contrôler voire qu’il faut priver de ses droits et dont il faut amoindrir les positions,  à l’avantage de celui qui par ces pratiques menace la santé de ses contemporains.

Il y a là une injustice profonde dont des incidents récents témoignent de la pleine réalité. Il y a là un droit citoyen qui est bafoué.

Il y a là un ensemble d’événements qui montrent que c’est la force des puissants et de leurs lobbies qui fait le droit et non par l’inverse .

Les puissants ne sont pas dépendants d’un droit citoyen. Ils en font “leur affaire”.  Ce sont les mêmes qui s’affichent et se revendiquent comme citoyen d’un pays où l’on a inventé les droits de l’homme et du citoyen ! ! !

Yvon Minvielle

 

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