Notule : Le marché du village et le film « Les batailles du BIO »

Depuis le 13 septembre 2014, la nouvelle municipalité de Camblanes et Meynac a ouvert « un grand marché » le samedi matin sur la place centrale du village.

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Hier 4 Octobre c’était le troisième samedi de marché. Près de 50 commerçants étaient rassemblés. Cela va du charcutier au boucher en passant par le producteur d’huîtres sans oublier le boulanger aujourd’hui saisi par  la volonté de faire meilleur qu’avant , ou encore l’amateur de chevaux devenus pour la bonne cause du nouveau marché, organisateur de promenades pour les enfants, et bien entendu  Château Lagarette, ses vins, ses discours et ses films… ceux qui ont déjà été produits tel « L’Esprit du vin » et ceux dont nous sommes en train d’engager la production comme « Les batailles du bio, vers la citoyenneté alimentaire »

Pour nous cette place de marché est une extraordinaire plate-forme d’échanges et d’observations. Nous recueillons toutes sortes  d’avis et commentaires sur les vins en biodynamie,  les bons produits, la qualité de la nourriture, la santé, le plaisir de la table partagée, etc. Mais nous recueillons aussi et surtout ce sentiment, sorte d’affect partagé comme quoi notre projet de film sur la citoyenneté alimentaire est au cœur des débats actuels. Plus que jamais cette impression d’être manipulé, d’être soumis à des impositions de normes qui protègent les industriels avant de protéger les citoyens  est partagée par le plus grand nombre. Cela se traduit par quelques expressions vigoureuses comme. « Nous en avons marre d’être manipulés et de nous voir imposer des produits de mauvaise qualité, le citoyen a des droits, il faut qu’il les affirme. » Non nous ne rêvons pas !

Tout cela est présent dans le quotidien des échanges sur la place du marché le samedi matin. Nous avons fait le bon choix. Ce projet de film « Les batailles du Bio, vers la citoyenneté alimentaire.. »  est au cœur des débats actuels.

Rejoignez-nous ! Aidez-nous à trouver les financements nécessaires et souhaitables, parlez en autour de vous !

 

Notule : Le défi alimentaire

Les médias sont aujourd’hui sans retenue. Tous (Presse écrite, télé, radio, nouveaux médias, réseaux sociaux…) soulignent l’importance du défi alimentaire.

Les produits chimiques ont envahi la planète. L’empoisonnement généralisé est en marche (universel dirait certain cf. l’ouvrage de Fabrice Nicolino « un empoisonnement universel » éditeur, les liens qui libèrent).

Nous entrons dans des moments de vie collective où la menace n’est plus mineure mais majeure. Il nous faut résister et nous organiser pour que tout un chacun puisse  avoir accès  à une nourriture saine et goûteuse.

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Rien ne se passera s’il n’y a pas du citoyen conscient et actif qui se dresse et s’organise pour faire face à cet empoisonnement universel et produire une nourriture « nourrissante ».

La citoyenneté alimentaire rassemble et  exprime nos droits à la « bonne » nourriture et à la santé qui lui est liée.

Après  » L’Esprit du vin », le nouveau film « Les batailles du bio, la citoyenneté alimentaire » d’Olympe et Yvon Minvielle propose dans un monde en pleine décomposition -recomposition où la prétendue  » modernité » refuse de lacher prise ( raison universelle, progrès , apologie de la techno science, etc…), les praticiens et partisans des cultures bio  ceux qui ont du mal à se faire entendre et à se faire comprendre.

Ce film voudrait rendre lisible pour le plus grand nombre ces univers sociaux des  » batailles du bio » où se dit notre présent, notre espoir d’une santé meilleure, d’une nourriture plus  » gouteuse » d’un plaisir à manger ensemble et à partager.

Nous sommes tous concernés !

 

Notule : Citoyenneté alimentaire et économie positive

Le forum de l’économie positive ( LH Forum)  se réunit dans la ville du Havre aux Docks Océane, du 24 au 26 septembre 2014. Après une première session en 2012 ce forum  qui est aussi l’expression d’un  mouvement à l’initiative de Jacques Attali propose un cadre  « pour le vivre ensemble »  où la citoyenneté alimentaire telle que nous travaillons à la construire ( film les batailles du BIO)  a toute sa place.

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Mais qu’est ce que l’économie positive ? Une économie où les richesses créées ne sont pas une fin en soi, mais un moyen pour servir des valeurs supérieures, altruistes. Une économie au service des générations à venir, et qui favorise une croissance responsable, durable et inclusive. Une économie respectueuse de l’environnement, qui sera, enfin et avant tout, au service de la société.

Travailler au bien-être alimentaire de tout un chacun, participer à la reconquête économique des activités de proximité petite agriculture, petite élevage, artisanat mais aussi régénération de la petite exploitation agricole, tout cela contribue,  à ce que les générations futures aient une vie meilleure. Les pratiques concrétes qui installent la citoyenneté alimentaire dans la vraie vie ont des effets directs sur nos santés, notre nourriture, le plaisir du partage, le développement économique local, etc.

Mais tout cela ne pourra se faire que s’il y a du “citoyen agissant » !

Le rapprochement entre  les deux énoncés citoyenneté alimentaires et économie positive nous montrent que s’il n’y a pas de militants s’il n’y a pas des citoyens  rien ne se fera .

Les futurs enchanteurs se bâtissent au quotidien par des actes simples et positifs qui nous permettent de réinventer à chaque pas le “vivre ensemble”. L’économie dite de proximité, celle qui doit satisfaire nos besoins les plus immédiats dessinent le terrain d’action où les “citoyens-agissants” peuvent produire, préparer, transporter, échanger tout ce dont nous avons besoin dans nos vies ordinaires. La production de notre nourriture est au premier rang.

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C’est au citoyen de faire !

Evenement : Rencontre à Lagarette pour échanger à propos du film « Les batailles du BIO »

CHATEAU LAGARETTE
DIMANCHE 21 SEPTEMBRE  15 H à 19 H
Route du Bourg 33360 Camblanes et Meynac

 Septembre… c’est le temps des vendanges, des foires aux vins et des débats …

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Après le film  » L’ESPRIT DU VIN, Lez réveil des terroirs », c’est le temps du lancement de notre nouveau film “Les batailles du bio, vers la citoyenneté alimentaire ».

Un film citoyen !

Le droit de savoir, de porter critique et de developper des initiatives pour une nourriture saine ( vins compris) relève d’une volonté majeure. Ne pas laisser ce qui nous est commun (la nature) devenir objet de spéculations (prix du foncier) et de risque majeur pour nos santés (abus de pesticides).

Il nous faut protéger ce patrimoine et prendre des initiatives concrètes et citoyennes.

Les thèses environnementalistes  sont devenues insuffisantes. Sans cesse bousculées, manipulées, dénaturées, enfumées…elles sont faiblement opérantes.Il faut que le citoyen soucieux des avenirs de la terre, de ses enfants, de leur Bonheur, de leur plaisir à vivre, s’investisse dans le concret de l’action agricole de proximité et d’utilité sociale immediate. Avec ses moyens et à la place qui est la sienne, il peut intervenir.

Gardons présent à l’esprit, les propos de Diego Soto, vigneron catalan à la fin de notre film “L’esprit du vin le réveil des terroirs” :
« Je peux rater un vin. C’est possible et regrettable. Mais si je rate la terre c’est grave et sans retour » .

Dimanche 21 septembre : échanges autour du film  » Les batailles du BIO » , dégustation de nos vins .

Merci de confirmer votre présence.

Olympe et Yvon Minvielle   0614138966  http://chateaulagarette.blogspot.com

Evenement : Préparation du projet « Les batailles du BIO » !

Quelque chose de neuf pour nos vies ordinaires, est en train de prendre forme

A partir du 12 Septembre 2014 : lancement d’un projet !
Le film  « Les batailles du BIO, vers une citoyenneté alimentaire
Le nouveau film d’Olympe et Yvon Minvielle (après « L’ESPRIT DU VIN, le réveil des terroirs)

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Ce film voudrait prendre sa part dans la construction de ce mouvement citoyen, pour une alimentation locale, goûteuse, saine et juste, autour de laquelle, et avec laquelle nous souhaitons  ré-inventer le vivre ensemble lui donner de nouvelles saveurs, d’autres couleurs  et un bel avenir.
Inévitablement demain se bâtira dans l’espace des “économies de proximité”, convivialité, nouvelles pratiques sociales, nouvelles donnes, nouveaux liens, nouveaux rêves.
Notre site existe :  diaporama de présentation, projet, comment participer ?,  les contreparties, ce que l’on est, ce que l’on veut faire,  et comment on va le faire etc…

www.lesbataillesdubio.fr

Rendez-vous tout de suite, onglet “Projet” pour en savoir un peu plus,
puis sur l’onglet “Contreparties”  et “ Comment participer? « ,…
Pour vous engager dès maintenant à nos cotés !
Une stratégie de communication est mise en place pour vous informer du suivi des activités et de l’avancée du projet.

Merci de votre soutien ( donateurs, ou investisseurs )
Faire décoller un grand projet c’est beau, grandiose et stimulant !

« Assister au lancement d’Ariane dans le ciel de Kourou
change le regard que nous portons sur notre petit Monde ! »

Notule : Pourquoi et comment participer à l’aventure de ce film ?

Entrer dans la première chaîne de solidarité !
Nous sommes tous concernés !

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1 – Après notre film « L’esprit du vin, le réveil des terroirs » (2011) et quelques hésitations pour bâtir une suite, nous avons choisi d’investir la thématique conséquente et utile de la citoyenneté alimentaire, et de réaliser et produire un nouveau film long métrage intitulé « Les batailles du bio vers la citoyenneté alimentaire » ( sortie prévue en 2015)

En 2014, des événements marquants ont accompagné ce choix, affaire Giboulot & Cousin, et autres événements moins médiatisés mais tout aussi importants. Exemple la contamination d’une classe d’élèves du primaire après épandage de produits phytosanitaires à proximité de leur école en Gironde.

Le film de Jonathan Nossiter, « Résistance naturelle », ouvre également une voie qui rejoint notre projet. Indirectement il appelle au soutien de tous ceux qui résistent à la prétendue politique des « Normes ». Il dénonce les puissants qui nous imposent manières de « travailler » avec la nature et de nous nourrir .

2 : De quoi s’agit-il et qu’entendons-nous par citoyenneté alimentaire ? Tout d’abord quelque chose de très simple : « Nous avons tous le droit de savoir ce que nous mangeons et ce que nous buvons ». Nous avons aussi le droit de nous opposer collectivement à ceux qui mettent en péril nos santés et détruisent nos dispositions gustatives.

Car ces dispositions gustatives sont profondément identitaires. Elles sont issues et liées à nos traditions familiales. Elles tissent une trame qui nous relie à nos anciens et à nos descendances. Elles disent de manière sensible nos caractéristiques communautaires. Elles constituent un bien commun, une valeur partagée qui n’a pas de prix.

Nous ne pouvons pas accepter que ces dispositions gustatives profondément identitaires soient progressivement détruites par une industrie agroalimentaire dont la seule ambition est le profit le plus immédiat et dont les pratiques quotidiennes mettent en péril nos santés et nos économies locales.

Il nous faut donc revenir à des pratiques de proximité, à une économie de proximité où pourrait s’exprimer de manière positive cette « citoyenneté alimentaire ».

Car à ce droit de savoir et de s’opposer à ce qui menace le bien commun, s’ajoute un troisième droit tout aussi important, qui est celui de pouvoir nous organiser simplement pour produire, transformer, vendre, apprendre à préparer, à goûter et déguster notre nourriture de tous les jours. Pourquoi faut-il une machinerie productive complexe et complètement dispersée à l’échelle de la planète alors qu’il est possible dans la proximité et dans le local de produire ce qui est nécessaire à notre alimentation quotidienne ?

Nous ne maîtrisons plus la chaîne alimentaire, même à un petit niveau. Nous dépendons de ce que l’industrie agroalimentaire veut bien nous fournir.

Il nous faut donc, en tant que citoyens, réagir et nous réapproprier l’ensemble de cette chaîne de production de nos aliments, de la fourche à la fourchette diraient certains : le slogan est bien choisi mais ça n’est pas qu’un slogan. Cela doit devenir une réalité pratique, ordinaire et quotidienne.

Mais revenons au terme de citoyenneté. Communément, on distingue la citoyenneté politique ( première citoyenneté) où s’expriment positions et choix sur la gouvernance de la cité, de la citoyenneté économique (deuxième citoyenneté) qui, elle, exprime notre capacité à nous exprimer dans le monde, de l’économie en tant que salarié ou actionnaire.

A ces deux premières citoyennetés s’ajoute une troisième que l’on peut appeler citoyenneté territoriale issue, de la société civile au sens où elle exprime nos capacités à nous organiser sur nos territoires de vie, à faire entendre nos choix, nos représentations du  » vivre ensemble », nos solidarités.

La citoyenneté alimentaire (quatrième citoyenneté) nous rappelle de manière vive que nous avons une existence physique et singulière, que cette existence physique et singulière doit être protégée par tous les soins portés par les systèmes de santé mais aussi par le choix que nous faisons de la nourriture et de tous les plaisirs partagés qu’elle nous propose. C’est cela la citoyenneté alimentaire. La ré-appropriation de la chaîne de la production alimentaire dans un espace dit de proximité et nos traditions et dispositions gustatives.

L’ idée de citoyenneté alimentaire n’est pas un concept abstrait. Elle prend forme au cœur des pratiques sociales ordinaires, de l’agriculture et de la nourriture : production, transformation, transport, consommation. « Nous sommes tous concernés » car tous, nous intervenons à un moment ou un autre dans le cours de cette chaîne. Tous, nous sommes « en bataille » avec les « dominants » qui nous imposent des pratiques, des normes, des choix, qui ne correspondent pas à nos intérêts de santé et gustatifs. Cela s’est progressivement installé, c’est comme une dès-appropriation, une aliénation aurions-nous dit auparavant, qu’il nous faut aujourd’hui supprimer.

3- Pour réussir ce film, long métrage, nous avons besoin de votre soutien à tous. Vous, bien entendu, amis, vignerons, agriculteurs, mais aussi partenaires et prestataires, clients, amis. Tous ceux qui se reconnaissent dans cette idée de citoyenneté alimentaire peuvent participer à l’aventure de ce film.

Pour faire simple, nous dirons, et vous trouverez à ce sujet des compléments sur le site « Les batailles du bio vers la citoyenneté alimentaire »www.lesbataillesdubio.fr Nous souhaitons dessiner une première chaîne de solidarité autour de la production du film à venir. Vous trouverez un exposé analytique sur les différentes participations possibles ainsi que les contreparties. Mais nous souhaitons dès maintenant attirer votre attention sur le fait qu’il y a un second cercle de solidarité tout aussi important que le premier, c’est celui qui se construit autour de la diffusion et de la distribution du film.

Il nous faut y penser dès maintenant. Et c’est pour cela que nous vous suggérons dans les propositions que vous trouverez sur le site, de vous placer, si cela est possible pour vous, en position de relais à la fois pour collecter des fonds mais aussi pour diffuser le film sous forme de DVD ou de séance lorsqu’il sera disponible. Car comme le disait l’un d’entre nous, et fort justement, le cinéma aujourd’hui, c’est de la projection et du débat. Ça ne se réduit pas uniquement à de la consommation d’un produit audiovisuel, consommation que l’on peut pratiquer individuellement ou collectivement avec des DVD, de la VOD et demain, dans tous les systèmes de télévision connectés, mais le cinéma, la tradition du cinéma à laquelle nous sommes attachés, c’est la salle, le collectif, le débat, l’échange, l’amitié, la convivialité. Et c’est à cela que nous souhaitons vous associer.

4 - Sur le plan plus technique, de la participation financière et des contreparties, vous trouverez informations et recommandations sur le site « les batailles du BIO vers la citoyenneté alimentaire » www.lesbataillesdubio.fr
Mais, disons-le dès maintenant, cette levée de fonds, c’est aussi avant tout le partage d’une aventure créative, collective, mais au sens concret du terme puisque cette thématique, nous vous proposerons de la reprendre dans des événements locaux pour la faire avancer et pour échanger sur sa construction progressive. C’est aussi une occasion entre nous et vous d’échanger des points de vue, des avis et des idées.

Sur le plan financier, si le niveau de collecte prévu n’est pas atteint, vous serez intégralement remboursé comme il est prévu dans les règles du crowd-funding.

Ajoutons, si cela est nécessaire de le rappeler, que l’intégralité des fonds retenus sera utilisée pour le film et uniquement pour le film. Les bénéfices, s’il y en a par la suite, seront reversés à des associations caritatives ou à des associations proches de l’intérêt de la citoyenneté alimentaire.

Il faut parler du film autour de soi, relayer nos activités par vos sites, nous contacter, dialoguer, fabriquer des cercles de convivialité autour de ce projet.

Un grand merci pour votre participation à la première chaîne de solidarité !
Rejoignez nous!
Alexandra, Olympe et Yvon

Contact :

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Notule : Emergence de la notion de citoyenneté alimentaire.

Emergence de la notion de  citoyenneté alimentaire

 

Rappel de ce que nous entendons communément par citoyenneté alimentaire.

Le droit pour chacun d’entre nous de  » Savoir ce que l’on mange et ce que l’on boit « ,  mais aussi de pouvoir agir en conséquence  pour que soit établie ou rétablie une souveraineté alimentaire régionale et locale accessible à tous.

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1 - Nous pensons que le premier ressenti,  la première expression de ce droit d’une citoyenneté alimentaire a pris forme,  il y a de cela une quinzaine d’années, quand nous avons compris et appris que certains vignerons n’entendaient pas la demande qui leur était adressée à savoir : « Placer une contre-étiquette sur leurs bouteilles de vin décrivant les produits utilisés pour faire leur vin.  Ajoutons qu’ils n’étaient pas plus d’accord pour afficher l’état des résidus de pesticides qui se trouvaient et se trouvent toujours dans leur vin. “

Ce refus nous paraissait aberrant et dangereux pour les consommateurs et pour les producteurs .  Surtout pour l’image du vin. En effet que peut-on penser de ce vigneron qui refuse de dire quelles sont les ingrédients empruntés à la chimie de synthèse qu’il utilise pour faire et parfaire son vin. Il y aurait donc des choses à dire et ne pas dire, des « choses » à dissimuler qui ne sont pas bonnes à présenter aux consommateurs et aux amateurs etc. Ne pas informer son client sur la manière dont le produit qu’on lui propose à la consommation a été fabriqué c’est le début de la suspicion la porte ouverte à tous les mensonges possibles la multiplication des initiatives de type « Storytelling » ou l’histoire racontée sur la manière de fabriquer le produit prend plus d’importance que la réalité des processus de fabrication.

On peut dans ce cas là dire sans hésiter que les droits du consommateur sont bafoués , niés et reniés.

2 - Autre point ou événements qui a favorisé la prise de conscience de ce que nous nous risquons à appeler citoyenneté alimentaire. À peu près à la même époque. Il y a une quinzaine d’années !

Souvent dans nos échanges entre vignerons bio, une sorte de ritournelle prend forme. Elle dit à peu près la chose suivante : « Il est quand même exaspérant voir tout à fait injuste que nous, qui sommes dans le propre est dans le sain, soyons obligés de justifier nos pratiques alors que celui qui empoisonne tous les jours ses contemporains avec de la chimie de synthèse n’a pas à se justifier. Il est lui dans le droit !!! »

Dit autrement,  celui qui est dans la production chimiquement accompagnée à plus de droits et la reconnaissance que celui qui respecte les droits de la nature et des humains.

C’est ce dernier, ce bio là,  qu’il faut contrôler voire qu’il faut priver de ses droits et dont il faut amoindrir les positions,  à l’avantage de celui qui par ces pratiques menace la santé de ses contemporains.

Il y a là une injustice profonde dont des incidents récents témoignent de la pleine réalité. Il y a là un droit citoyen qui est bafoué.

Il y a là un ensemble d’événements qui montrent que c’est la force des puissants et de leurs lobbies qui fait le droit et non par l’inverse .

Les puissants ne sont pas dépendants d’un droit citoyen. Ils en font “leur affaire”.  Ce sont les mêmes qui s’affichent et se revendiquent comme citoyen d’un pays où l’on a inventé les droits de l’homme et du citoyen ! ! !

Yvon Minvielle

 

Notule : Nous sommes tous concernés !

Ce film « les batailles du Bio , vers la citoyenneté alimentaire » nous interpelle dans notre intimité. Nous sommes tous concernés par cette citoyenneté alimentaire qui émerge progressivement des batailles du Bio.

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Tous nous avons le droit de savoir de quoi est fait et comment est fait et avec quoi est fait ce que nous mangeons et buvons. Nous avons été progressivement dépossédés de nos rapports les plus simples avec la nature le vegetal animal le mineral. Il nous faut les reconquérir les retisser ces liens par des actions simplesDe réappropriation, singulière et collective de notre nourriture : produire transformer transporter commercialiser preparer, etc. tous ces actes nous concernent.

Individus, organisation, associations, collectivités, Vieux et jeunes, hommes et femmes, proche ou lointain nous somme tous concernés pour bâtir un present de notre nourriture plus sain, plus proper,plus juste, relié à nos histoires et traditions culinaires et alimentaires mais aussi et surtout préfigurateur de ce monde que nous souhaitons laisser à nos enfants et petits-enfants.

Telle est l’ambition de notre film, “ Les batailles du bio, vers une citoyenneté alimentaire “